Le plaisir d'écrire se suscite!

Rédiger, voilà une activité rarement ressentie comme un plaisir. Sauf exception, chacun se sent démuni devant la feuille blanche.

Donner envie d'écrire aux enfants est de plus en plus problématique dans une société où la lecture de romans, d'albums, de livres en général et l'écrit narratif prennent de moins en moins de place.

Les enfants ont une vision contraignante de l'écrit. Pour eux, c'est un exercice  souvent complexe et donnant lieu à une note. De plus en observant leurs parents, ils pensent que plus tard, une fois  adultes,  l'écriture ne leur servira qu'à remplir les factures et autres documents administratifs.

Selon Pierre Guibbert et Michel Verdelhan, « apprendre à écrire signifie apprendre à rédiger : il s'agit d'une création de langage produite de façon originale, une création issue du fonctionnement mental de l'individu. C'est une construction intellectuelle extrêmement complexe, dont le processus exact nous est inconnu. Elle aboutit à un acte verbal que les signes graphiques rendent interprétable par autrui grâce à la lecture. Rédiger est une activité de langage réalisée dans la formulation plus ou moins proche ou plus ou moins éloignée des formulations parlées. [1]»

Pourtant même si on ne dispose pas de grande théorie sur le sujet, il est raisonnable de dire qu'écrire c'est utiliser le langage pour produire des écrits adaptés et répondant à des conditions sociales d'échange.

La construction intellectuelle  est si complexe qu'il est difficile pour les enseignants de trouver des méthodes d'apprentissage qui parviennent à intéresser tous les élèves, car chacun a une culture  de l'écrit, un univers socioculturel  et des goûts différents. Il n'existe pas de formule magique pourtant il est tout de même possible de mettre en place des situations d'apprentissage favorables à la production d'écrits littéraires.

De plus le travail d'expression écrite est souvent contraignant pour l'instituteur car il lui demande beaucoup de corrections. Il est mis de côté ou remplacé par des questionnaires dans lesquels l'enfant écrit très peu.

Parmi les objectifs du français, l'apprentissage de l'écriture est certainement l'un des plus ardus, cela se ressent dans le travail des enfants.

Ces constats m'ont donné l'envie de faire de la motivation à écrire mon sujet de TFE.

L'écriture est un sujet qui a de nombreuses facettes, je me suis limitée à définir les facteurs qui pourraient faciliter la motivation des élèves et à rechercher des situations d'apprentissage propices à leur développement.



[1] GUIBBERT P., VERDELHAN M., Ecrire et rédiger à l'école, Paris, les éditions ESF, coll. « science de l'éducation »,1980.